Vous le savez sans doute, mais j’ai fait le choix de fermer une boîte en bonne santée.

Suis-je tombé sur la tête ?
Non, j’ai pris une décision de chef d’entreprise.

iouston existe depuis 2011 et me fait vivre depuis ce temps là. A l’époque, le choix de la SARL me semblait bon et j’ai tenté l’aventure.
En 2014, un premier emploi à temps plein a été créé (en plus du mien) et vogue l’aventure.

Le chiffre d’affaire et la marge progressaient correctement, passant de 62 000 € ht en 2013 à 76 000 en 2015 et 110 000€ en 2016.

Mais voilà, en aout 2015, le bilan indique une légère perte de 3 000€. A l’échelle des chiffres évoqués et rapportés à 400 jours anuels travaillés (2x200j/personne) – et je compte gentiment, ce n’est pas grand chose. Nous perdions 7,5€/j à aller au travail.

Bien sûr il aurait été possible de combler cela en augmentant nos tarifs, en affinant nos charges, et en travaillant plus vite.

Mais j’ai fait le choix brutal de dire ‘stop’.

En effet, les semaines dépassaient de très loin les 35h et la trésorerie tendue apportait son lot quotidien de stress.

Pour avoir échangé avec d’autres chefs d’entreprise, je sais que beaucoup connaissent cela. Moi, j’ai décidé de trancher avant qu’il ne soit trop tard. En effet, en 2015 nous avions bien et beaucoup travaillés et espérions pouvoir faire progresser le confort de travail et le salaire. Mais la réalité comptable montrait plutôt que nous étions sur la mauvaise voie.

D’un autre côté je me suis rappelé mon objectif, qui était à la création de l’entreprise, d’arriver à maximum +4 ans, de me verser le salaire médian français (1800€ net) avec des semaines de 40 heures maximum.

Et là, en 2015, j’étais à + 4ans, et le salaire et les heures ne suivaientt pas.

Alors pour ces raisons d’objectifs, de temps, de rémunération et de stress, j’ai fais le choix de clôturer la SARL. iouston SARL n’existe plus officiellement depuis le 15 juin 2016.

J’avais alors en projet :

  • De tester un autre modèle économique
  • Reprendre une activité salariée à temps partiel, pour assurer un minimum de rémunération (et diminuer le stress de la trésorerie)
  • Poursuivre l’activité non salariée en me focalisant sur les projets rentables et qui me motivent (ce que je ne faisais pas/ou plus en SARL car il fallait faire tourner la boutique)
  • Gagner plus d’argent sur mes prestations, en exploitant les possibilités offertes par les micro entreprises (25% de charges net d’impot contre 43% de charge en SARL + 20% de TVA). Mécaniquement, sans rien changer à mes prestations, je me rémunérerai mieux.
  • Jouer à armes égales avec les micro entreprises qui me prenaient des marchés ces derniers mois – j’ai beaucoup de clients associatif, qui ne récupèrent pas la TVA et où les micro entreprises sont au moins 20% moins chères que moi en SARL.

Et aujourd’hui, je viens de recevoir le nouveau Kbis – Siret 792 353 005 00046. Je peux donc reprendre mon activité. Pour les clients, ça ne change rien, à part la TVA qui ne sera plus récupérée.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite également à lire le post de Maxime Jacquet, qui a effectué une démarche similaire à la mienne et avec qui je partage beaucoup de points

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